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Un jour avec... un motard de la police


Vendredi 17 février 22:47

La mission de Francis Van de Kerckhoven est double : assurer la fluidité et la sécurité du trafic. Il fait partie de la police de la route, un service de la police fédérale réparti en 9 unités provinciales (WPR), elles-mêmes divisées en plusieurs « postes de circulation », couvrant les grands axes (2 × 2 bandes) du secteur. Francis est inspecteur principal au poste d'Achêne, dans la province de Namur.

Un motard de la policeBien sûr, on ne s'improvise pas policier de la route ! La spécialisation est d'ailleurs ouverte à tous les policiers, mais après de nombreux examens.

La formation s'étend sur un peu plus de quatre mois, dont environ deux de théorie sur les multiples règlements relatifs aux transports routiers (de personnes, de biens, d'animaux, de produits toxiques, etc.).

La formation pratique est également poussée et comprend notamment 150 heures de maîtrise moto... Tous les policiers de la route sont donc motards, même s'ils passent, en pratique, autant d'heures au volant de leur voiture qu'au guidon de leur bécane.

Côté horaire, c'est très variable. Le job comprend le service ordinaire, en journée (contrôles de vitesse, des camions, du port de la ceinture, des gestes agressifs, contrôles combinés avec d'autres institutions), et le service de nuit.

Chaque poste de circulation assure en effet une permanence quotidienne 24 heures sur 24. C'est le côté le plus éprouvant du métier, tant au niveau physique que psychologique.

La route, côté noir

La nuit et l'aube restent les périodes les plus meurtrières : les retours de soirée, où l'alcool, la drogue et la fatigue se mélangent à une vitesse inadaptée. La mixture peut s'avérer diabolique ; Francis le sait mieux que quiconque. Certaines images restent gravées à jamais. Et c'est pour cela que Francis se montre assez pointilleux lors des contrôles de routine. Car il sait trop où peuvent conduire les négligences et les abus...

Le policier convient aussi que la loi n'est pas parfaite. Que la vitesse, diabolisée, n'est pas en soi un réel danger. Le tout est de l'adapter, au trafic, à la météo, à ses capacités de conduite ou à son véhicule. Autant de circonstances dont le radar ne tient pas compte : lui, il « shoote » machinalement. Mais c'est la loi, et ce n'est pas Francis qui l'a écrite. Son rôle est de la faire appliquer, mais en qualité d'être humain, pas machinalement.

Francis assure que les policiers de la route donnent plus d'avertissements qu'on le pense et ne verbalisent pas systématiquement.

Notre policier préfère d'ailleurs éduquer que punir. Son but est que l'usager soit courtois, qu'il comprenne que la route est un bien public à partager. Si chacun l'assimilait, le nombre d'accident diminuerait.

Et en attendant, c'est en touchant au portefeuille que l'on sensibilise le mieux l'usager...

(source : http://www.guide.be)



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